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Pourquoi le vendredi 13 porte-t-il malheur ?

Nous sommes aujourd’hui le vendredi 13 août. Comme tous les vendredi 13, certains le redoutent. D’autres, au contraire, jouent sur la superstition pour espérer gagner quelques millions d’euros. Mais pourquoi ces vendredis sont-il craint ? Ce sont des jours comme les autres, non ?

On a usage de croire que le vendredi 13 est associé à l’arrestation des membre de l’ordre des Templiers (une société secrète), le 13 octobre 1307, sous le commandement de Philippe le Bel. En effet, ces derniers faisaient ombrage à la puissance royale. Une fois arrêtés, les Templiers étaient soumis à la torture ; ils devaient avouer des faits qu’ils n’avaient commis.

Mais cela n’est qu’une légende urbaine. La superstition relative au vendredi 13 n’est issue d’un fait historique mais d’un fait religieux. Le vendredi 13 est également associé à vendredi 13 Nisan, jour de la Crucifixion de Jésus-Christ. Ce vendredi précède le dimanche de la Résurrection du Christ.
Le vendredi, veille de Shabat, est le sixième jour. Une semaine durant sept jours, le treizième jour du mois est également un vendredi.

Les paraskevidékatriaphobes n’ont vraiment pas de chance. Il y a davantage de chances que le treizième jour du mois tombe sur un vendredi que n’importe quel autre jour de la semaine.
Ceci est dû à notre calendrier, le calendrier grégorien. En effet, ce dernier a un cycle de 400 ans. Il faut compter 400 ans pour avoir une nombre entier de semaines. Quatre cents années équivalent à exactement 20 871 semaines, soit 146 097 jours (146 000 + 97 jours issus des années bissextiles).
Quatre cents années correspondent à 4800 mois. Ce nombre n’étant pas divisible par 7, certains jours ont davantage de chances de tomber sur le nombre 13 plutôt que d’autres. Après quelques calculs, on s’aperçoit qu’il est plus probable que le treizième jour du mois tombe un vendredi que n’importe quel autre jour de la semaine.

Paraské quoi ? Paraskévidékatriaphobes. (Cela a du bon d’être kalopomentaneïnomineïologue !) Ce sont les personnes qui craignent les vendredi 13. Ce mot est issu du grec ancien « paraskevi » (Παρασκευή) qui désigne la préparation au jour du Shabbat, soit le vendredi ; « dékatria » signifie « treize » et « phobe » désignent les personnes atteintes d’une crainte.
Les personnes craignant le nombre treize sont appelées « triskaidékaphobes ».

Pourquoi l’ornithorynque n’est-il pas un animal comme les autres ?

Des animaux comme l’ornithorynque, il n’y en a pas deux ! Physiquement, il est le résultat d’un bec de canard, d’un corps de loutre et d’une queue de castor. C’est d’ailleurs pour cela que les Anglais, en prenant possession de l’Australie en 1788, peinèrent à croire en l’authenticité de l’animal. D’abord considéré comme une chimère, puis un canular et enfin le produit d’un taxidermiste asiatique, il fut décrit en 1799 dans Naturalist’s Miscellany par George Kearsley Shaw, botaniste de son état, qui attesta de la réalité de l’ornithorynque malgré les réticences de ses contemporains. Il y dégagea les principales caractéristiques de l’ornithorynque :

  • Un orifice unique pour uriner, déféquer, se reproduire et pondre des œufs ;
  • Des pattes palmées dont les postérieures possèdent un ergot venimeux (seulement pour les mâles) ;
  • Un système d’électrolocalisation ;
  • Un système d’allaitement malgré la ponte d’œufs.

Chaque caractéristique mise en évidence par le botaniste est spécifique d’une grande famille d’animaux. En effet, l’orifice unique est caractéristique des oiseaux et des reptiles, la consistance de leurs œufs et  l’ergot venimeux est un élément commun des reptiles, le système d’électrolocalisation est spécifique de certains poissons cartilagineux et le système d’allaitement est spécifique aux mammifères.

Charles Darwin étudia également l’animal quand il arriva en Australie le 16 janvier 1936 lors de son périple à bord du Beagle (voyage au cours duquel il commença à établir la théorie de l’évolution). Il conclut que l’ornithorynque était issu de la création d’un autre Dieu. Plus tard, les scientifiques pensèrent que l’ornithorynque était le maillon manquant entre  les reptiles et les mammifères au sein de la théorie de l’évolution.

En réalité, l’ornithorynque est un des premiers mammifères que la Terre ait connus. Les premiers spécimens apparurent au Crétacé, il y a quelques 130 millions d’années sur le territoire australien. Durant le Crétacé, la carte du monde n’était pas semblable à celle qu’on connait de nos jours. C’est la raison pour laquelle l’Australie et l’Océanie plus généralement recèle d’une faune et d’une flore unique.

Le monde à la fin du Crétacé

Le monde à la fin du Crétacé

L’Australie était une péninsule à la fin du Crétacé. Ce fut le seul morceau de terre qui se détacha de l’Antarctique, emportant avec lui et isolant des espèces dont l’évolution différera des autres espèces. L’Australie abrita les Australosphenida (première famille de mammifères) dont font partie les monotrèmes dont les représentants (ornithorynque et échidnés) n’ont ni placenta, ni mamelles (le lait suinte de la fourrure de la mère) ; et connut plus tard les métathériens (marsupiaux). Ces derniers sont dôtés d’un placenta primitif.
Les mammifères issus de l’hémisphère nord, les euthériens, apparurent il y a 125 millions d’années, à la fin du Crétacé et possédaient tous un placenta tel qu’on le connait aujourd’hui.

L’ornithorynque est aujourd’hui considéré comme un survivant de l’évolution. Il n’est plus que le seul représentant de son espèce, mêlant des caractéristiques de reptiles, d’oiseaux et de mammifères et s’est remarquablement acclimaté à ses conditions de vie. Bien que son apparence soit particulière, on se rend compte avec le recul que ses caractéristiques physiques et physiologiques étaient propices à la vie qui attendait l’ornithorynque. Et encore aujourd’hui, il n’a pas fini de nous étonner…

Quel est le lien entre le Bluetooth et une dent bleue ?

Le Bluetooth est aujourd’hui dans le langage commun en ce qui concerne les réseaux de communication et les technologies nouvelles en général. Cette technologie est surtout rencontrée dans le domaine de la téléphonie mobile et permet d’établir des réseaux personnels sans fil.

Ceux qui ont quelques notions d’anglais peuvent reconnaître dans le mot « Bluetooth » l’association des mots « blue » et « tooth ». « Blue tooth » est la version anglaise de « dent bleue ». Il est légitime de se demander quel est le lien entre une dent bleue et la technologie sans fil.

Ce lien se nomme Harald Ier. Harald Ier était un roi danois au cours du Xe siècle. Son nom complet de souverain était Harald Ier Blåtand Gormsson (« Haraldr blátǫnn Gormsson » en vieux norrois). « Blåtand » (à prononcer /blotand/) signifie « dent bleue » ou « dent sombre ». Ce procédé imagé fut utilisé pour qualifier sa dentition dont on ne sait si elle fut gâtée ou s’il se damnait pour les airelles, des baies de couleur violine qui n’avaient pas leur pareil pour colorer les dents, le palais et la langue. Ce fut le seul cas où « blå » désignait « sombre ». Habituellement, en danois, « sombre » se dit « mørke » (à prononcer /mørke/ ["meurké" pour ceux qui ne connaissent pas l'Alphabet Phonétique International]).

Outre sa dentition peu familière, Harald Ier est resté dans les mémoires pour avoir christianisé mais également unifié le royaume du Danemark que son fils et successeur, Sven Ier à la barbe fourchue (« Sveinn Tjúguskegg » en vieux norrois), agrandit lors de son règne. Harald Ier Blåtand érigea à l’occasion les pierres de Jelling, écrites en runique, en l’honneur de l’unification du pays. Il y utilise le terme « Danemark » pour le désigner.

Près d’un millier d’année plus tard, l’entreprise suédoise Ericsson rendit hommage au souverain danois et à son action en attribuant le nom « Bluetooth » à sa nouvelle technologie sans fil. En effet, le Bluetooth permet de réunir bon nombre d’appareils dôtés de cette technologie. Afin de rendre hommage à Harald Ier et l’empreinte qu’il a laissée dans l’histoire du Danemark, le logo de Bluetooth arbore la lettre B en alphabet runique.

Sources : Wikipedia, Svenk Etymologisk Ordbok, Le Cercle Médiéval