Archives de Nocturne
Le terme « cerf-volant » désigne à la fois un coléoptère et un engin volant.
En ce qui concerne le coléoptère, connu également sous le nom de lucane, il fait directement référence au cervidé. En effet, les mandibules de l’insecte ressemblent aux bois d’un cerf. L’animal pouvant voler, le terme « cerf-volant » est, par conséquent, justifié.
Concernant l’invention venant de Chine, Jean Baptiste Bonaventure de Roquefort-Flaméricourt pensait qu’il y avait un rapport entre l’insecte et le jouet. Il écrivit dans son Dictionnaire Étymologique : « cerf-volant : sorte de scarabée ainsi appelé de son vol et de ses cornes ; par analogie on a donné le nom de cerf-volant à une carcasse d’osier recouverte de papier, avec des oreilles et une longue queue, que les enfants enlèvent en l’air au moyen d’une longue ficelle« . Il était dans l’erreur ; l’étymologie du jouet n’est pas liée à l’insecte, ni au mammifère.
En 1669 apparait la forme écrite « cerf-volant ». Cette forme découle de l’ancien français « serp-volante » formé à partir de l’occitan « sèrp-volanta » ou du provençal « serp-voulanto ». Ces trois termes signifient « serpent volant » en raison de la forme des premiers cerfs-volants, qui était semblable à un serpent ou un dragon. Le mot « serp » ayant disparu de la langue française, il fut remplacé par « cerf », un homophone. Cependant, il n’y a aucun lien avec l’animal cervidé.
En Scandinavie et Europe de l’Est, le « cerf-volant » fait toujours référence à un dragon ou un serpent.
Sources : Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, Wiktionnaire et Wikipedia.
Étant une grande admiratrice de Mary Poppins dont je consomme les tomes de Pamela Lyndon Travers et l’adaptation cinématographique de Robert Stevenson en version originale, le mot « supercalifragilisticexpialidocious » m’est très familier.
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Pamela Lyndon Travers n’a jamais fait mention de ce mot. Il a été inventé pour les besoins du film sorti en 1964. (Je dédie ce paragraphe à mon ancien professeur de traduction qui semble penser le contraire).
Dans le long métrage, Mary Poppins, incarnée par Julie Andrews, vient de remporter une course hippique. Plusieurs journalistes l’entourent et la félicitent. L’un d’entre eux lui dit qu’aucun mot ne pourrait décrire son émotion. Elle rétorque avec la complicité de Bert (Dick Van Dyke) qu’en réalité, il y en a un, il s’agit de « supercalifragilisticexpialodicious ». La musique éponyme débute.
Outre ses effets fantastiques, ce mot, censé sortir les gens d’un pas difficile et se prononçant également lorsqu’on ne sait que dire, cache une définition un peu plus profonde, selon les frères Sherman, compositeurs de la bande originale du film Mary Poppins (et autres longs métrages Disney). Ils passèrent deux semaines sur l’élaboration du mot « supercalifragilisticexpialidocious » en raison de son double-sens. Ce mot peut-être découpé comme suit :
| Partie | Définition |
|---|---|
| Super | Au-dessus |
| Cali | Beauté |
| Fragilistic | Délicat |
| Expiali | Expier |
| Docious | Éducable |
Le sens global de « supercalifragilisticexpialidocious » pourrait être résumé dans une phrase dont le sens s’approcherait de celle-ci : « Expier l’éducabilité par la beauté délicate ».
On retrouve quelques morphèmes (unités porteuses de sens) spécifiques à l’anglais tels que le suffixe « -istic » caractéristique de certains adjectifs et le préfixe « ex- » marquant, dans ce cas, la sortie d’un état. D’ordinaire, ces morphèmes se trouve exclusivement en fin de mot pour « -istic » et en début de mot pour « ex- ». Ce n’est pas le cas pour « supercalifragilisticexpialidocious » mais la prononciation s’approche de la règle. En effet, si on écoute bien, le mot est scindé en deux parties, d’abord « supercalifragilistic », puis « expialidocious ».
Pour conclure, le mot de la fin : Supercalifragilisticexpialidocious.
Sources : Wikipédia

