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Si on regarde bien, le mot « septembre » compte le chiffre « sept ». Il en va de même avec « octobre », « novembre » et « décembre » dont les noms ont été respectivement composés à partir des chiffres « huit », « neuf » et « dix. Pour répondre à la question, il faut revenir sur la découpe du temps depuis nos ancêtres, les Romains.
Le calendrier républicain romain, antérieur au règne de Jules César, comportait douze mois à l’instar de celui que nous connaissons actuellement. Cependant, contrairement à notre calendrier, l’année débutait le jour des ides de mars (vers la mi-mars). Le premier mois de l’année était par conséquent le mois de mars.
Une année durait 355 jours. Tous les deux ans, un mois intercalaire de 27 jours était inséré à la fin du mois de février. De manière générale, l’année s’organisait de la façon suivante :
- Martius (31 jours) ;
- Aprilis (29 jours) ;
- Maius (31 jours) ;
- Junius (29 jours) ;
- Quintilis (31 jours) ;
- Sextilis (29 jours) ;
- September (29 jours) ;
- October (31 jours) ;
- November (29 jours) ;
- December (29 jours) ;
- Januarius (29 jours) ;
- Februarius (28 jours).
Jules César réforma le calendrier faisant de ce dernier le calendrier julien. Il fut appliqué dès l’an 45 avant Jésus-Christ. Le calendrier annuel s’aligne dorénavant avec le soleil. La date du jour de l’an est fixée au premier janvier, premier jour de l’année consulaire, décalant ainsi le reste de l’année.
Le calendrier contient douze mois et 365 jours. Un jour intercalaire était ajouté tous les quatre ans à la fin du mois de février afin de se rapprocher de l’année tropique. Après cette réforme, l’année était divisée ainsi :
- Januarius (31 jours) ;
- Februarius (29 jours) ;
- Martius (31 jours) ;
- Aprilis (30 jours) ;
- Maius (31 jours) ;
- Junius (30 jours) ;
- Quintilis (31 jours) ;
- Sextilis (30 jours) ;
- September (31 jours) ;
- October (30 jours) ;
- November (31 jours) ;
- December (30 jours).
Pour les petits curieux qui se demandent comment « Quintilis » et « Sextilis » ont pu devenir en français « Juillet » et « Août », voici un petit bonus :
Il faut attendre l’assassinat de Jules César en -44. En effet, puisque ce dernier a beaucoup accompli en faveur de l’empire romain, Marc-Antoine (consul de son état à l’époque), décida d’honorer le défunt souverain en renommant le mois de « Quintilis », mois de naissance de Jules César, en « Julius ». Cela a donné « July » en anglais, « Juli » en allemand, « julio » en espagnol…
Ce n’est qu’en l’an 8 avant Jésus-Christ que « Sextilis » devint « août ». Le sénat décida de faire honneur à Auguste, successeur de Jules César, en donnant son nom au huitième mois de l’année car ce mois connut des évènements primordiaux liés son accession au pouvoir. « Sextilis » devint »Augustus ». Auguste, ne désirant pas être honoré un jour de moins que César, ordonna un 31e jour qui fut enlevé au mois de février. « Augustus » a donné « August » en anglais et en allemand, « agosto » en espagnol et « augusti » en suédois…
En ancien français et français classique, on écrivait « aoust », après élision de la lettre S, on écrit maintenant « août » ou « aout » (réforme de 1990).
Je me souviens avoir lu le roman de Victor Hugo intitulé « Le Dernier Jour d’un condamné ». Mon avis sur ce livre est assez partagé. À l’époque, je ne l’avais pas tant aimé ; aujourd’hui, la tendance change. C’est de cette lecture que je me suis demandé quand s’était déroulée la dernière exécution en France.
La mise à mort d’un condamné n’est pas une chose nouvelle, elle fut mise en place dès le Moyen-Âge et justifiée par le droit romain impérial. À l’époque, l’imagination ne manquait pas : à chaque crime, son moyen. En effet, si vous vouliez être écartelé, vous n’aviez nul besoin d’être hérétique, assassiner votre père ou un roi suffisait amplement. Seuls les nobles ne s’y conformaient pas ; quel que fût leur crime, ils étaient décapités.
À partir de 1791, on commença à débattre sur la peine de mort au sein de l’assemblée constituante. Il était hors de question d’abolir la peine de mort. « Tout condamné [à mort] aura la tête tranchée » selon le code pénal français (et ce, jusqu’à son abolition). La guillotine, inventée par le docteur Guillotin naquit dans ces circonstances en 1792 et fut le moyen d’exécution le plus utilisé, en France.
Le dernier exécuté à mort a été guillotiné le 10 septembre 1977 dans la cour de la prison des Baumettes à Marseille. Il s’appelait Hamida Djandoubi et était condamné pour avoir torturé et tué Élisabeth Bousquet, sa maîtresse. Son bourreau, le dernier exécuteur en France, était Marcel Chevalier.
La peine de mort a été abolie en France en 1981. Ce fut l’un des derniers pays d’Europe occidentale à abolir la peine capitale. Entre l’exécution de Hamida Djandoubi et le 9 octobre 1981, il y a eu quelques condamnés à mort mais tous furent grâciés.
Aujourd’hui, en Europe, seules les juridictions biélorusse et lettone autorisent la peine de mort. Dans le reste du monde, de nombreux pays n’ont pas aboli la peine de mort. Cela ne signifie pas qu’elle soit pratiquée dans tous ces pays. Elle peut ne plus être pratiquée sans pour autant être abolie, comme en Lettonie ; ou bien, être appliquée dans des circonstances particulières (guerre), comme en Bolivie ; ou encore, être légalisée comme dans certains états des États-Unis et en Biélorussie.
Sources : Wikipédia


